Infection à tropisme respiratoire type COVID19

Prévention - Guérison - Rétablissement

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Il est fort probable que la grippe et les autres infections virales respiratoires, constituant le type le plus courant d’infection respiratoire aiguë deviennent, et pour longtemps, un sujet de préoccupation majeur.

Des approches devraient être adoptées pour s’assurer que le système immunitaire des individus est bien soutenu, pour restituer certaines des fonctions physiologiques en jeu, qui ne le seraient pas encore, en fin de maladie et pour limiter au maximum les complications liées à de telles pathologies.

> La nutrition devrait être à l’avant-garde de ces approches afin de combler les déficits ou éviter les excès.

Comment l'alimentation peut bénéficier au système immunitaire ?

Un certain nombre de vitamines (A, B6, B12, B9, D et E) et des oligo-éléments (zinc, cuivre, sélénium, fer) ont été démontrés comme des rôles clés dans le soutien du système immunitaire humain et la réduction du risque d’infections : le zinc et le sélénium semblent être particulièrement importants pour ce dernier.

Une réponse inflammatoire excessive peut conduire à des déficiences dans l’immunité acquise. Il existe des preuves que la tempête de cytokine peut être contrôlée par des acides gras oméga3.

La muqueuse intestinale est le plus grand site de tissu immunitaire chez l’Homme.

Le microbiote intestinal joue un rôle dans l’éducation et la régulation du système immunitaire. La dysbiose intestinale est une caractéristique de la maladie, y compris de nombreuses maladies infectieuses et a été décrite dans COVID-19.

Vos bonnes bactéries intestinales sont également capables de créer de véritables médicaments (métabolome), comme le butyrate, et de synthétiser certaines vitamines essentielles à vos défenses.

Les approches alimentaires pour atteindre un microbiote sain peuvent également bénéficier au système immunitaire. 

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Le Bilan COVID essentiel 

SOD et GPX : deux enzymes antioxydante : si leur valeur est élevée vous êtes en stress oxydant. Il faut mettre fin à celui-ci afin d’éviter des dommages plus importants.

SELENIUM : son insuffisance :

  • Diminue : la production d’anticorps, le nombre de cellules tueuses

  • Augmente la susceptibilité aux infections et à la maladie mycobactérienne.

 

Un mauvais état du sélénium pourrait entraîner l’émergence de souches plus pathogènes du virus, augmentant ainsi les risques et les fardeaux associés à l’infection virale.

 

 

CUIVRE : le cuivre est un antimicrobien et il soutient la fonction de la réponse immunitaire rapide (ou immunité innée).

 

ZINC : le zinc joue un rôle clé dans la défense de l’hôte contre les virus ARN en inhibant la polymérase arn requise par les virus ARN, comme les coronavirus, pour se répliquer.

 L’insuffisance de zinc altère beaucoup d’aspects de l’immunité innée. Il y a également des effets marqués de la carence en zinc sur l’immunité acquise.  

Le zinc soutient la prolifération des lymphocytes T cytotoxiques, cellules clés dans la défense antivirale.

Il est également un cofacteur indispensable aux enzymes antioxydantes et est impliqué dans la perte du goût et de l’odorat.

Bilan COVID nutritionnel : Zinc+Sélénium

FERRITINE : son insuffisance induit

  • l’atrophie de thymus, réduisant la production des lymphocytes naïfs de T.

  • l’affaiblissement des réponses immunitaires innée et acquise.

  • augmentent la susceptibilité à l’infection.

Mais l’excès de fer favorise l’inflammation dommageable et les micro-organismes ont besoin de fer. Un excès de fer peut favoriser la croissance de l’agent pathogène. 

Vitamine A : importante pour la fonction barrière et pour la maturation et la fonction des cellules immunitaires surtout innée.

La carence en vitamine A peut nuire à la réponse à la vaccination

Vitamines du groupe B

Les vitamines B sont impliquées dans la régulation immunitaire intestinale, contribuant ainsi à la fonction de barrière intestinale. 

Vitamines B6, B9 et B12 soutiennent également l’activité des cellules tueuses et des lymphocytes T8 cytotoxiques : effets qui seraient importants dans la défense antivirale.

Vitamine D

  • Améliore l’intégrité des barrières épithéliales (poumons, intestins) et induit la synthèse de molécules antimicrobiennes et immunitaires, améliorant directement la défense d’hôte.

  • Améliore l’efficacité de la réponse adaptative (vaccin) en favorisant la présentation d’antigène.

  • Semble augmenter le nombre de lymphocytes T régulateurs pour le contrôle de la réponse immunitaire.

  • Empêche la multiplication des cellules infectées via l’inhibition du système Rénine Angiotensine. En effet, le SARS-CoV-2 nécessite l'enzyme de conversion de l'angiotensine 2 (ACE2) comme récepteur pour entrer dans les cellules.

Les personnes ayant un faible statut en vitamine D ont un risque plus élevé d’infections virales des voies respiratoires.

Le taux de séroprotection inférieurs au virus de la grippe A et au virus de la grippe B chez les personnes déficientes en vitamine D. 

 

Vitamine E

la carence en vitamine E diminue :

  • La prolifération des lymphocytes,

  • L’activité naturelle des cellules tueuses et l’élimination des cellules infectées.

  • La production spécifique d’anticorps après la vaccination.

La vitamine E favorise la réponse immunitaire adaptative (vaccination).

 

Les acides gras : les acides gras oméga Epa et DHA ont des propriétés anti-inflammatoires. L’administration d’acides gras n-3 a conduit à des réductions de la durée de la ventilation mécanique et la durée de l’unité de soins intensifs de séjour, ainsi que l’oxygénation améliorée.

Il semble que les patients atteints de syndrome de détresse respiratoire aigu peuvent être traités favorablement avec des acides gras n-3, qui agissent pour réduire l’inflammation et la tempête de cytokine.

Bilan covid nutritionnel+AGCC : butyrate, acétate, propionate, valérate

Les découvertes de nouveaux biomarqueurs liées aux infections virales respiratoires rapportent, de manière récurrente, les déficits en certains métabolites issus du microbiote intestinal notamment les acides gras à courte chaine (AGCC).

Les AGCC issus de la transformation par le microbiote des carbohydrates fermentescibles sont capables de libérer des monocytes-patrouilleurs de leur hibernation dans la moelle pour les attirer immédiatement dans les poumons, tout cela pour protéger et réparer les tissus pulmonaires en souffrance. Ils accélèrent également la maturation et la prolifération de cellules capables d’éliminer les virus pulmonaires et réduisant les lésions pulmonaires.

Les AGCC ont donc été principalement associés à la régulation du système immunitaire et à la prévention d’une inflammation exacerbée.

Les AGCC ne sont pas limités au tractus gastro-intestinal, mais peuvent diffuser par voie sanguine, et influencer les cellules au niveau des tissus périphériques.

Le propionate, favorisent l'hématopoïèse des précurseurs de cellules dendritiques au niveau de la moelle osseuse.

En cas de déficit de production d’acétate, une complémentation corrige la sensibilité à la surinfection bactérienne pulmonaire.

Le butyrate imprime un programme anti-inflammatoire et antibactérien ; l’ensemble conduisant à une fonction barrière améliorée.

Les antibiotiques à large spectre provoquent un déficit en butyrate, un dysfonctionnement du système immunitaire habituellement sensibilisés par le butyrate.

La restitution de la fonction antibactérienne des macrophages via le butyrate peut constituer un mécanisme universel pour prévenir ou traiter les inflammations chroniques des muqueuses.

Bilan nutritionnel + AGCC + Microbiote Intestinal

Le microbiote intestinal est un modulateur de la réponse immunitaire et joue un rôle important dans les maladies à médiation immunitaire.

Le microbiote sain, riche est capable de créer une barrière qui va empêcher le départ de la réplication du virus dans l’épithélium pulmonaire et permettre de laisser le temps au système immunitaire de se spécialiser pour lutter efficacement contre le virus.

L’appauvrissement de la diversité bactérienne intestinale conduit à une véritable tempête inflammatoire provoquant le syndrome de détresse respiratoire et une défaillance éventuelle de certains organes.

La dysbiose du microbiote intestinal contribuerait également à une perméabilité muqueuse accrue ce qui conduirait à une translocation microbienne et à une seconde infection.

Par exemple, il a été constaté chez des patients décédés, que la proportion de Bifidobacterium, Lactobacillus et Eubacterium était réduite, et que celle de bactéries pathogènes, comme Corynebacterium des Actinobacteria et Ruthenibacterium des Firmicutes était augmentée.

De plus, toutes infections virales ou microbiennes conduisent à un appauvrissement du microbiote intestinal majorant ainsi la vulnérabilité à des infections futur.

Enfin, il a été démontré qu’un microbiote appauvrit réduisait voir annuler l’efficacité vaccinale.

Il est indispensable de connaître l’état de son microbiote afin de prévenir, guérir et rétablir les infections virales à tropisme respiratoire.

Le passage d’un microbiote malade à un microbiote sain passe par des conseils alimentaires spécifiques et individuels.

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